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02/06/2017

Zone de gratuité

Voilà un lien vers la vidéo de la dernière Zone de gratuité... Merci aux instants volés pour la réal et le montage ;)


02/05/2016

Elections : thème à la con ?

En voilà un thème qui pourrait fédérer les inspirations des penseurs, artistes et créateurs de tous poils ! « 2017 » comme thème « attrape tout » qui traverse les problématiques culturelle, sociale, écologique, démocratique… Un thème sous lequel peuvent être regroupés tous les leviers de la transformation du monde.
Mais, ne serait-ce pas faire trop de cas de cet évènement ultra-médiatisé et de plus en plus dénué de sens démocratique que sont les élections nationales ? L’élection comme moyen de changer le monde… bof ! Difficile de ne pas penser au récent épisode grec… Edifiant ! Les citoyens se prononcent clairement en votant pour une majorité « anti-austérité » puis l’Europe passe tel un rouleau compresseur et réduit le champ des possibles à une seule issue : l’austérité. La démocratie grecque ne désarme pas et c’est par voie de référendum que le peuple grec réaffirme sa volonté… mais rien n’y fait : à la fin c’est toujours l’Europe qui gagne !
Alors, « 2017 » : thème élection, thème à la con ? Pas si sûr si l’on considère les élections non pas au sens restreint de « moment de vote » mais dans une acception plus large de « moment de débat ». C’est certainement le défi le plus exaltant que nous lance continuellement le principe démocratique que de faire vivre le débat, de le nourrir, de l’enrichir, de l’arracher aux élus et candidats pour se l’approprier et ainsi propager des idées… Des idées ? En veux-tu en voilà : et si l’on mettait sur la table le revenu de base actuellement expérimenté en Finlande, le non cumul des mandats dans le temps, la refondation d’une école publique qui reproduit aujourd’hui si fidèlement les inégalités et qui conditionne davantage les élèves à l’employabilité plutôt que d’armer leurs esprits critiques, l’éducation à la démocratie pour permettre aux citoyens d’influer sérieusement le sens des décisions prises en leur nom, la place des artistes dans la société, la précarité sous toutes ses formes, l’accueil des migrants ?
Voilà certainement un thème que chacun pourrait investir et caresser de sa subjectivité. Non pour prétendre que l’élection est une fin mais au contraire que l’essentiel se joue « entre-temps ».

08/01/2015

se doutaient-ils ?

Se doutaient-ils, ces sombres imbéciles, que leur infinie bêtise ne ferait qu’attiser notre soif d’intelligence ? 

Se doutaient-ils, ces idiots-débiles, qu’en assassinant des clowns – comment peut-on en vouloir à des clowns !!!!!!! – nos envies de rire seraient encore plus folles ? 

Se doutaient-ils, ces complets décérébrés, que leur volonté de semer la peur susciterait cette puissante réaction de tolérance ?

Se doutaient-ils, ces immondes barbares, que loin de nous diviser cette vaine tentative n’aura d’autre effet que de nous unir ?    

Se doutaient-ils, ces inimaginables crétins, que leur déjection d’obscurantisme ne ferait qu’intensifier les belles lumières qui nous guident ? 

Se doutaient-ils ,ces indescriptibles connards, qu’en tuant nos caricaturistes hilarants, nos journalistes impertinents, nos amis et voisins, notre penchant pour la fraternité et la solidarité s’en trouverait affermis ?

Se doutaient-ils, ces funestes ignorants, qu’en commettant ce crime contre la démocratie notre appétit de libertés en serait décuplé ?

Se doutaient-ils, ces ignobles lâches, que cette horreur ne ferait que renforcer notre courage pour porter le plus haut possible notre optimisme et nos convictions pacifistes ? 

Se doutaient-ils, ces incommensurables demeurés, que loin de nous abattre cette barbarie ne pouvait que provoquer que notre sursaut ?

Non ! Nous ne sommes pas vaincus ! Nous ne nous résignerons pas à rester chez nous ! Nous ne céderons pas à la peur, pas plus qu’aux extrémismes de tous poils qui s’en nourrissent ! Nous continuerons à aller vers les autres ! à discuter, à se comprendre et s’accepter ! à envahir les espaces publics !  à jouir autant qu’il est possible ! à faire la fête plus joyeusement encore, parce que c’est un beau moyen de résister ! à rire, oui à rire ! encore plus fort ! en souvenir de nos magnifiques clowns disparus !

30/09/2014

ZOne de gratuité 2014

Zone de gratuité - 28 septembre 2014 - Montreuil from Romain GAUDIN on Vimeo.

16/09/2014

La 5ème édition, c'est pour le 28 septembre !

C'est toujours un plaisir d'annoncer la prochaine Zone de gratuité de la rue de villiers ! Toujours avec un collectif informel de voisins & copains motivés et de bonne humeur ;) Et puis cette année, le collectif s'élargit avec la participation de la Disco Soupe Ile-de-France et du Festival Ta Parole pour la programmation musicale...   

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17/04/2012

Téléchargez ! Imprimez ! Distribuez ;)

La version pdf de L'Abécédaire du changement est disponible ! Protégé par une licence créative common, vous pouvez le télécharger et le distribuer librement...

Cliquez sur L'abécédaire du changement

Pour le reste et si ça vous plait... Faites tourner le lien ;)

07/04/2012

L'Abécédaire du changement ;)

Mon nouvel essai sort de l'imprimeur ! La sortie officielle de la version papier c'est samedi 14 avril aux Disquaires à Bastille ! Comme d'habitude, il sera distribué gratuitement... pour que les idées circulent librement ;) En attendant, pour accéder à la version WEB cliquez ici :  L'Abécédaire du changement 

 

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20/10/2011

POUR UNE REPUBLIQUE DES CONSCIENCES

Voilà une démarche géniale ! Pas étonnant alors de trouver un nom derrière tout ça... celui de Pierre Rabhi ;)

Si vous aussi vous avez conscience de votre responsabilité sur le monde comme il tourne... suivez le lien TOUS CANDIDATS EN 2012 ! 

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09/09/2011

-LES FREEMOUSS ;)

C'est à Aurillac que j'ai eu le plaisir de croiser les Freemouss... sur le stand "anti-crise" d'Evahne et Olivier... Une belle rencontre qui m'a inspiré cette question : POURQUOI LES FREEMOUSS NE FONT PAS DE POLITIQUE ???

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Parce qu’ils savent se gouverner eux même ! Chaque Freemouss oeuvrant pour son propre bonheur aucun n’oublie l’intérêt des autres Freemouss. C’est ainsi que toutes les décisions individuelles forment la volonté générale du peuple des Freemouss.

Lorsqu’un différend survient entre deux Freemouss, l’une et l’autre s’installent face à face, partagent un bon repas et le plaisir d’être ensemble les guide vers le meilleur des jugements. Il n’est ainsi pas d’autre justice que celle que les Freemouss se rendent elles-mêmes… empreinte de sagesse.  

Le peuple des Freemouss n’a au demeurant nul besoin d’élire des représentants puisque chaque Freemouss représente l’ensemble des Freemouss. Sachant mettre de côté leur égo, aucune d’entre-elles ne cherche à se placer au dessus de ses égales.

Au pays des Freemouss, il n’y a ni maîtres, ni élèves… chacune partageant son savoir et s’enrichissant de celui de sa voisine. Il n’y a pas d’école non plus puisque tous les lieux de rencontre – la rue, les places publiques, les bars et autres bosquets – sont autant d’espaces où les unes et les autres s’enseignent mutuellement.  

Les Freemouss entretiennent avec l’environnement un rapport des plus simple : fruits de la nature ils savent que leur bien être en dépend. C’est ainsi qu’elles la protègent autant qu’elles la célèbrent.

Chaque Freemouss parle sa propre langue et toutes se comprennent sans mal puisqu’elles font l’effort de s’écouter… et toutes les Freemouss communiquent depuis leur plus jeune âge grâce à la musique… langage universel.  

Au pays des Freemouss il n’est nul besoin d’argent ou de salaire, chacune exerçant l’activité de son choix afin de l’exercer au mieux et toutes ayant naturellement droit à tout ce qui est indispensable à une existence joyeuse : un toit, à manger et à boire en quantité suffisante pour permettre le partage.

Nul impôt et nul taxe puisque les Freemouss participent – chacune selon ses talents- à la satisfaction des besoins collectifs.  

Les Freemouss n’ont pas de religion mais elles croient volontiers au plaisir de vivre ensemble, attachées à cette conviction que la vie est une chance à saisir… Tout est alors prétexte à faire la fête pour entretenir le plaisir d’être ensemble et de célébrer l’existence.

C’est ainsi que le peuple des Freemouss nous révèle cet absolu paradoxe : là où il n’y a ni Etat, ni élu, ni règle, ni obligation là réside dans sa forme parfaite ce que l’on nomme démocratie.

 

 Contrat Creative Commons
Ce(tte) oeuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France.

22/05/2011

une révolte pacifique ...

Une révolte pacifique... ça doit ressembler à ça ! ça fait envie... ça réchauffe ! de quoi rester optimiste car, quelques soient les avancées obtenues, ce type de rassemblement constitue déjà en soi un vrai progrès... 

 

09/05/2011

NOUVELLE ZONE DE GRATUITE

L'idée des zones de gratuité n'a jamais eu d'autre finalité que de se diffuser... En 2005, une zone de gratuité organisée sur le Pont Marie a fait germé le projet de la rue de Villiers... Aujourd'hui l'idée se diffuse sur Montreuil... et ça fait plaisir !

 

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23/04/2011

police de l'amour

sans être en accord avec l'ensemble de la démarche - lisant à l'occasion avec plaisir quelques journaux gratuits - voilà le genre d'action qui me tente bien ;)





14/09/2010

zOnE De GraTuiTé 3ème édition

Voilà le flyer de la 3ème édition et en bonus une vidéo tournée l'année dernière , vidéo cadeau de la production "Les instants volés" ! Esprit de partage... quand tu nous tiens !

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zone de gratuité
envoyé par lionelgirard. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

19/05/2010

A voir !

 

Ce n'est pas parce qu'ils sont jeunes... qu'il faut aller les voir, mais parce que LA COMPAGNIE DU PETIT BEC est juste renversante...
Les personnages se croisent, se mêlent, se heurtent... Aux antipodes de la résignation, ils font le choix d'affronter, seuls mais côte à côte, de poursuivre leurs chemins chaotiques, de continuer à chercher un sens... quitte à se cogner le crâne au plafond.
Le texte de Jacques SERENA est excellent. Avec les comédiens, on y plonge littéralement ! C'est une bonne claque. J'en suis sorti tout étourdi... ça m'a donné envie d'écrire ;)
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"Qu'est-ce qu'on fait avec cette vieille?

Il reste pas un truc à fumer?

Tu m'écoutes, oui ou merde?

Qu'est ce qu'on a encore à manger à part du thon?

Qu'est ce qu'il nous reste à part du temps?"

 

14/09/2009

ZONE 2 GRATUITÉ

Après une si longue absence sur mon blog, je suis content d'y annoncer la ZONE 2 GRATUITÉ !

Voilà ce qui nous manque en cette période de crise : des voisins qui s'unissent et s'organisent pour créer des moments de festivités ouverts à tous...

"Qu'elle soit accessible à quelques amis, comme le dîner, ou à des milliers de célébrants, comme un Be-in, la fête est toujours «ouverte» parce qu'elle n'est pas «ordonnée»; elle peut être planifiée, mais si rien ne se passe, elle échoue. La spontanéité est un élément crucial. L'essence de la fête c'est le face-à-face: un groupe d'humains mettent en commun leurs efforts pour réaliser leurs désirs mutuels - soit pour bien manger, trinquer, danser, converser - tous les arts de la vie, y compris le plaisir érotique; soit pour créer une oeuvre commune, ou rechercher la béatitude même - bref, une «union des égoïstes» (comme l'a définie Stirner) sous sa forme la plus simple - ou encore, selon les termes de Kropotkine, la pulsion biologique de base pour l'«entraide mutuelle» (Hakim Bey)

Les zones de gratuités illustrent ce que certains appellent des "Zone d'Autonomie Temporaire". Il s'agit de rappeler une évidence souvent négligée : nous ne sommes pas condamner à subir le modèle économique et social dominant...

Tout reste à inventer ;)

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+ d'infos sur le blog ZONE DE GRATUITÉ

04/01/2009

Bonne année !

Avec un peu de retard... un ptit mot pour vous souhaiter une bonne année 2009...
On annonce qu'elle sera difficile... crise oblige ! Cette nuit, le froid était saisissant comme un éclair de lucidité...
j'ai réalisé que pour faire face à la crise et au froid, les bisous, les calins, en un mot la "tendresse" constituaient les remèdes les plus efficaces... Pas très original de la part de l'auteur de faites sourire la France ? Cette prise de conscience se situe dans le prolongement de ce que j'ai déjà écrit... c'est évident ! Et pourtant, il s'agit maintenant pour moi de défendre le caractère urgentissime d'en revenir à l'essentiel dans nos existences... Certains pourront trouver "mignon" ou "drôle" d'organiser des zones de gratuité, des festivals d'arts en tous genre ou encore de se lancer dans l'expérience des FREE HUGS... Aujourd'hui, j'en suis plus que jamais convaincu... toutes ces initiatives relèvent de l'urgence la plus absolue...
S'il nous fallait une crise pour le réaliser... alors vive la crise !

24/11/2008

L'argent ?

Qu'est-ce que l'argent ? Comment ca marche ? Moi qui ne comprend rien à l'économie, j'ai (à peu près) tout compris du film de Paul Grignon "l'argent dette". À voir et à diffuser... absolument !


L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) from Bankster on Vimeo.

18/10/2008

Une histoire sans queue ni tête

Alors ça commence par une histoire de fin. C'est là que tout débute... à ce moment que germe la graine de la vie et qu'à l'instar de la chenille transportée dans sa chrysalide, l'humanité se transforme en papillon. À cet instant que tout se révèle comme l'éclat de la vérité. Un éclair de vie aussi intense que fugace !

10/10/2008

Parenthèse sur l'origine de la crise

On parle beaucoup des conséquences à venir de la grande crise financière que nous traversons…. Mais il semble utile de revenir sur ses causes. On nous dit que c’est la faute des subprimes… Vraiment ? Voilà mon analyse personnelle sur la question : tout est parti de la folle entreprise de banques et de promoteurs immobiliers tous assoiffés de profit. L’idée était la suivante : « on va ouvrir le marché immobilier aux pauvres (enfin pas les plus pauvres non plus !)… Ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais ils pourront payer longtemps… les intérêts pourront courir et on empochera le pactole ! ». Le problème est venu du fait qu’ils ont exercé une pression énorme sur leur nouvelle clientèle réduite à devoir travailler deux fois plus pour pouvoir rembourser leur prêt. Or, plus on augmente la pression moins il y a de créativité. Ecrasés par cette pression, les nouveaux clients n’ont pas réussi à rembourser leur prêt et on les a expulsé. Les titres boursiers attachés à ces prêts ont dégringolé et ont contaminé la planète finance. Belle leçon ! La vitalité du système économique est directement liée à la qualité de vie des individus qui sont à la base du système. Ils apportent leur richesse dès lors qu’on leur offre la possibilité de faire ce qu’ils aiment, de vivre comme ils aiment. Ecrasez les individus qui sont le moteur de l’économie en tant que travailleurs et consommateur et vous obtiendrez une belle crise. C’est donc une crise sociale qui est à l’origine de cette crise financière. Moralité : plutôt que de soutenir les banques à coup de milliers de milliards, les Etats feraient mieux de réflechir à la manière d’améliorer la qualité de vie de la grande majorité des personnes qui font vivre l'économie.

05/10/2008

ÉVOLUTION (3)

Pourquoi donc avoir oublié ce « R » ? Après avoir longtemps appelé de mes vœux une « révolution pacifique », j’ai beaucoup questionné la notion de « révolution »…
Faire la révolution c’est tout changer ! Détruire un système pour en construire un autre. Mais pourquoi faudrait-il tout détruire du système actuel ? Les réseaux de communication sont de formidables outils de progrès tout comme les systèmes de transports en commun… et combien d’autres exemples ? Le cadre démocratique est posé, nos libertés sont protégées, l’action de l’Etat dans les domaines de la santé publique, de l’éducation ou de l’environnement est largement canalisée par les grands principe de notre République. Les problèmes viennent davantage du fait que les citoyens n’investissent pas suffisamment le cadre démocratique, ne jouissent pas assez de leurs libertés et qu’ils restent relativement passifs lorsque l’Etat démantèle les services publics. Bref, les problèmes de notre société tiennent davantage à ce qui n’existe pas qu’à ce qui existe ! A partir de là, on conçoit que tout casser ne servirait pas à grand chose. Ce qui existe ne doit pas être détruit mais bien au contraire offrir une base, un socle à partir duquel on pourra poursuivre l’édification de notre civilisation. Le concept de révolution apparaît en outre difficilement compatible avec le qualifactif « pacifique ». Or c’est pour moi le caractère non négociable de tout mouvement populaire auquel je souhaite participer. Enfin, l’histoire des révolutions permet de comprendre que chaque révolution amène à la direction des affaires publiques une nouvelle élite qui n’évitera pas l’écueil des précédentes, à savoir l’accaparation du pouvoir. Les révolutions conduisent-elles à progresser par à-coup ou bien à tourner en rond ? Le concept d’évolution semble, au regard de ces précédentes constatations, bien plus opératoire pour décrire ce que l’on peut légitimement souhaiter : le progrès. Partons de l’existant comme d’une base plutôt que de tout renverser.

02/10/2008

ÉVOLUTION (2)

Et si tout était en train de s’effondrer… lentement mais sûrement…suffisamment lentement pour que le système se régénère de lui même. Un monde s’écroule et, de manière simultanée et coordonnée, un monde nouveau se construit. Il est clair que si du jour au lendemain tout s’écroulait, l’hypothèse du chaos serait la plus vraisemblable. À l’inverse, l’hypothèse d’un effondrement progressif permettrait une reconstruction progressive. Deux perspectives diamétralement opposées sont alors envisageables : l’émergence d’un ordre autoritaire (1) ou la construction d’un monde nouveau (2).
1) L’effondrement progressif laisserait aux grands privilégiés de notre monde le temps de s’organiser. Comment faire en sorte de maintenir leurs privilèges face à une population d’affamés ? L’ordre et la sécurité ! On verrait ainsi se constituer des ghettos de riches, des zones ultra-protégées où seraient maintenues les activités économiques sous le contrôle d’un état sécuritaire. Fichage généralisé, vidéo-surveillance, biométrie serait la devise de ces cités interdites aux pauvres… Mais ne nous y trompons pas…ces pauvres-là seraient la majorité de la population actuelle… une population livrée à elle-même… 
2) L’hypothèse d’un effondrement progressif ouvre néanmoins des perspectives bien plus optimistes puisque nous aurions alors le temps de poser les bases d’une nouvelle civilisation. Cette construction a commencé à travers la constitution des réseaux de citoyens à l’échelle de la planète. L’émergence de monnaies alternatives constitue un espoir mais il y a besoin de temps pour qu’elles gagnent en crédibilité et qu’elles se diffusent suffisamment pour pouvoir un jour se substituer aux monnaies actuelles. Le commerce local et notamment les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui distribuent des paniers de légumes bio aux populations urbaines sont des solutions pertinentes mais qui doivent se développer encore bien davantage. Ces réseaux existent aujourd’hui mais restent trop largement confinés. L’enjeu n’est plus de prêcher les convaincus mais d’arriver à diffuser le plus largement possible ces idées…
En écrivant ces lignes, je réalise que ces deux scénari se nourissent de la réalité du monde contemporain. Nous les vivons simultanément. Nous sommes effectivement à un tournant de notre civilisation. Deux armées se font face : d’un côté une poignée de milliardaires qui veulent maintenir leurs privilèges en instaurant des régimes sécuritaires au prix de leur propre liberté. De l’autre, une poignée de citoyens luttant pour construire un monde nouveau fondé sur la fraternité. Entre ces deux armées : la masse ! Celle qui fera la différence… en espérant qu’elle se réveille à temps !

01/10/2008

ÉVOLUTION

Et si tout était en train de s’effondrer ? On entend dire que c’est la crise, mais s’il s’agissait de LA CRISE… le début de la fin d’un système dont tout le monde sait à quel point il a été autodestructeur… pour la planète mais également pour l’homme réduit à l’état de machine, condamné à consommer et à produire !
Le monde va bien plus mal qu’on ne le pense… La fragilité du système est liée au système financier et monétaire international… Les banques tombent comme des dominos les unes après les autres… Et bientôt les monnaies ! La mondialisation a conduit à ce que la chute d’un pays entraîne celle des autres. Mais que se passe-t-il lorsque les monnaies du monde entier perdent toute valeur ? Elles ne remplissent plus leur fonction de base : permettre les échanges. Les dérèglements affectent alors le système tout entier… jusqu’à l’individu qui en est le moteur. Pourquoi aller travailler si mon salaire ne vaut plus rien ? Fin des transports en commun, fin de l’électricité, fin des réseaux de communication… en deux mots : « pénurie généralisée ». Du côté de la population, un chaos indescriptible s’installerait. Chacun cherchant à survivre. Notre monde quotidien serait réduit à l’échelle locale… pour se nourrir aussi. Mais comment fait-on pour se nourrir dans des villes où rien ne pousse et tout se consomme ? On mange son voisin. Des mouvements gigantesques de population auraient lieu vers les campagnes… Un exode urbain sans précédent… Dans ces campagnes, les paysans seraient nos nouveaux maîtres… ceux qui détiennent les clefs de notre survie. Ici et là, quelques îlots d’humanité subsisteraient…partout où des femmes et des hommes auraient compris que l’union fait la force. Ils résisteraient… mais combien de temps ? Quelques puissants du monde actuel se seraient retranchés dans des bunkers, à l’abris d’une population affamée… avec suffisamment de vivres pour tenir un siècle… un siècle… enfermés !
Le monde va bien mieux qu’on ne le dit… Les réseaux de transports et de communication permettent la diffusion des savoirs et des cultures. Notre civilisation a imaginé et mis sur pied les techniques qui nous permettraient de vivre harmonieusement notre humanité. Des millions de citoyens du monde s’interconnectent pour construire une autre réalité fondée sur l’échange, le partage… Tout ce qu’il y a de positif dans ce monde mérite d’être préservé… Il faut prendre conscience des vraies richesses qui sont les nôtres. Cette crise doit être une chance donnée à l’humanité de se ressaisir… d’emprunter un autre chemin : l’évolution plutôt que le chaos ! Il n’est pas trop tard pour construire dès aujourd’hui le monde qui prendra le relais de celui qui s’effondre. Construire localement des réseaux de solidarité entre voisins, habitant d’un même quartier, d’une même ville. Développer les partenariats entre villes et campagnes pour assurer l’autosubsistance alimentaire des populations urbaines. Diffuser et partager les connaissances nouvelles en matière d’écologie et de production d’énergie. Arrêter de nous comporter en machines. S’attacher à vivre nos vies. Evoluer.

21/09/2008

FESTIV'ERT 3

Pour la troisème année consécutive, le festivert aura lieu dans les Près de Cressay (78)... C'est peut-être un peu loin pour certain d'entre nous, mais je vous garanti que ça vaut le détour !

 

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Festivert
Vidéo envoyée par vitomarinese

 

Si la vidéo ne s'affiche pas, cliquez sur le lien : film promo festivert

07/09/2008

ZONE DE GRATUITÉ

Un évènement dans l'esprit "faites d sourires"...
Nostalgie... quand tu nous tiens !
RDV le 21 septembre rue de Villiers...
+ d'infos sur le lien : zone de gratuité

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AVEC LE SOUTIEN D'UN ACCRO AUX LOGICIELS LIBRES : Nico Karageuzian

01/06/2008

Mai 2008 n'a pas eu lieu

Mai 2008 n'a pas eu lieu même si les étudiants ont lancé un mouvement.
Mai 2008 n'a pas eu lieu parce qu'ils n'ont pas été rejoint...
Mai 2008 n'a pas eu lieu parce que chacun descend dans la rue, manifeste et conteste pour sa chapelle, ses intérêts catégoriels...
Mai 2008 n'a pas eu lieu parce que les grandes causes n'ont pas su se relier les unes aux autres pour devenir une seule et même cause : défendre un autre modèle de société face à celui qui nous est imposé comme une fatalité.
Mai 2008 n'a pas eu lieu mais il n'est pas trop tard pour se rassembler, étudiants, enseignants, retraités, salariés, artisans, chômeurs et sans-papier.
Mai 2008 n'a pas eu lieu mais il reste juin, juillet, août, septembre ...
Mai 2008 n'a pas eu lieu mais il n'est pas trop tard !

Un article dans le poivron

Le Poivron, canard local de Montreuil livrait son dernier numéro... et j'ai eu l'honneur d'y publier un article intitulé "Jean-Jacques Rousseau au pays des Montreuillois"...

Si Jean-Jacques Rousseau traversait le temps pour y découvrir aujourd’hui la ville de Montreuil, il pourrait écrire comme il le fit jadis à propos de la Corse : « la situation avantageuse Montreuil et l’heureux naturel de ses habitants, semblent leur offrir un espoir raisonnable de pouvoir devenir un peuple florissant … » . Nul doute en effet que ce penseur de la démocratie verrait en Montreuil un territoire propice à l’épanouissement de son utopie. Alors, puisque le Poivron livre son ultime numéro et que l’on peut (presque) tout se permettre, faisons comme si…

« Après les élections municipales de l’an 2008, le renouveau démocratique à Montreuil est l’ambition la plus belle que la nouvelle équipe municipale puisse poursuivre ! À vrai dire, les pistes pour amorcer un tel renouveau sont nombreuses : établissement d’une presse municipale indépendante et pluraliste, réanimation des Conseil de quartiers, invention de nouvelles structures de participation citoyenne… Pourtant, avant d’ouvrir ce grand chantier, il apparaît opportun de s’interroger sur les conditions de la vitalité démocratique de votre ville.
Mon idéal démocratique prend appui sur l’idée que chaque citoyen(ne) est la partie d’un « tout » (le « corps social ») qui pourrait manifester sa volonté et l’imposer comme « loi ». Cet idéal présuppose que ce corps social prenne forme car si chacune des parties demeure isolée, il ne peut y avoir de « tout ». Les arts et la fête constituent alors des leviers incontournables de cet idéal démocratique. D’où vient en effet la prise de conscience citoyenne d’appartenance à ce « tout » ? D’où viennent l’envie et la volonté de se réunir ici et là pour faire avancer nos causes communes, si ce n’est d’une première rencontre, d’une première danse, d’un premier sourire ?
À l’évidence, les arts jouent ce rôle si l’on en croit Tolstoï : « L’art n’est pas un plaisir, il est un moyen d’union parmi les hommes » . Mais où est l’art ? À Montreuil, il est un peu partout : dans les rues au moment des vides greniers ou des fêtes de quartier, dans les cafés aussi qui acceuillent concerts, expo, débats etc. Il se donne à voir, à toucher, à entendre, dans les espaces ouverts et dans un esprit de gratuité, aux quatres coins de la ville. En réalité, l’expression artistique à Montreuil se retrouve partout où les gens se rencontrent et font la fête.
Cette réalité rejoint la conception antique de l’art qui n’a pas vocation à être enfermé au théatre ou dans les musées, mais qui doit exister à ciel ouvert, sur la place publique. Cette conception de l’art ne dissocie pas les artistes et le public, mais se veut au contraire un tout, une rencontre entre ces deux mondes, une performance globale… un « happening », diriez-vous aujourd’hui. C’est peut-être la raison pour laquelle tant d’artistes s’installent dans votre ville. La tentation de paraphraser l’historien Marrou est trop forte : « Si de toute part affluaient à Montreuil créateurs et virtuoses, c’est qu’ils étaient assurés d’y trouver un public digne d’eux et des occasions de s’y faire connaître » .
De cette rencontre entre les artistes et le public peut alors naître l’évènement… et la manifestation artistique devient fête ! Dans mes Rêveries d’un promeneur solitaire, j’écrivais : « Est-il une jouissance plus douce que de voir un peuple entier se livrer à la joie un jour de fête et tous les cœurs s’épanouir aux rayons suprêmes du plaisir qui passent rapidement mais sûrement à travers les nuages de la vie ? » . Cette conception de la fête est bien loin du sens commun qu’on lui attribu généralement à l’époque contemporaine. Ce n’est pas une fête entre soi et soi, mais un cadre destiné à rendre possible la rencontre avec l’autre, l’alter, le différent : « … souvent dans les transports d’une innocente joie, les inconnus s’accostent, s’embrassent et s’invitent à jouir de concert des plaisirs du jour » . C’est ce cadre qui réunit sur la place publique les enfants de toutes les générations. Dans un tel cadre, la conscience commune peut alors progresser et chacun est en mesure de réaliser que nous n’avons de meilleure perspective que celle qui consiste à jouir ensemble de cette vie. Voilà ce que je nomme « démocratie ».
Dans ma lettre à d’Alembert, j’énumère les ingrédients pour que vivent de telles fêtes : « Plantez au milieu d’une place un piquet courronné de fleurs, rassemblez-y le peuple, et vous aurez une fête » . C’est ainsi que le voyageur que je suis, vous recommande humblement ce qui suit : avant d’ouvrir le chantier du renouveau démocratique à Montreuil, commencez par créer un espace à ciel ouvert, une place des fêtes, qui accueillerait tout ce que votre ville compte d’artistes, qu’ils soient acteurs ou spectateurs… »


J.-J.R

08/04/2008

rencontre

Le hasard fait bien les choses... pourvu qu'on y mette du sien, que l'on sorte de sa coquille, de son petit chez soi, pour aller à la rencontre de l'inconnu... dans le monde extérieur ! Me rendant à la conférence sur le thème du "Produit intérieur doux" (voir note précédente), j'ai rencontré Vincent... co-auteur d'un ouvrage collectif intitulé lexique évolutif. Je ne saurais trop vous conseiller de cliquer sur ce lien... une écriture citoyenne qui fait du bien à en croire l'inventaire des effets secondaires possibles : "risque d'apparition de discours collectifs, éventuelles traces de pensées communes, plus rarement, effusion et ébats interassociatifs et syndicaux, et de temps en temps, en y mettant du sien, de grandes manifestations de joies populaires"... Je confirme ! 

03/04/2008

Produit intérieur brut / Produit intérieur doux

il parait que c'est avec le PIB qu'on mesure aujourd'hui la richesse des pays... On pouvait se douter que cet indicateur mettait de côté les richesses humaines... notre participation à la vie de la cité, le temps que l'on passe à construire notre civilisation... bref ! j'ai découvert le week end dernier que des économistes travaillaient à construire un autre type d'indicateur destiné à évaluer le niveau d'épanouissement des populations... ça s'appelle produit intérieur doux et je vous conseille d'aller faire un tour sur leur site...  

01/04/2008

pour un billet de 20 euros

pour un billet de 20 euros... peut-on trahir nos idéaux ?
si on m'avait poser la question hier, j'aurais répondu qu'il en faudrait bien plus pour mes idées.
et pourtant, aujourd'hui j'ai voulu m'approprier un morceau de papier tombé au sol... 20 euros !
est-ce grave ? à qui serait revenu cette somme ? qui la méritait le plus ? celui qui a égaré ce billet, les vigiles du supermarché ou moi ?
démasqué dans ma tentative, je me suis pris de remord... à moins que ce ne soit de la honte...
aurais-je eu quelques scrupules ou remords si cette roublardise avait été efficace ?
c'est l'image que j'ai donné de moi aux autres qui me dérange. et une fois cette évidence admise, c'est l'image que je me renvoie à moi-même qui me blesse.
je suis un homme donc je ne suis pas parfait.
je ne suis pas parfait... mais j'aimerai bien qu'on me crois tel.
je me rassure en me disant que ce n'est pas une "mauvaise action" qui peut me résumer en tant qu'individu. que dans le fond, je suis quelqu'un de bien. mais ça ne passe pas.
je me dit que j'ai agi à l'encontre des principes qui me sont chers. que ce billet aurait du revenir aux vigiles ou aux salariés de ce supermarché.
que leur condition de travail justifie que quelques clients philanthropes laissent échapper de leurs poches quelques billets... de temps en temps.
je regrette d'autant plus que ce supermarché symbolise pour moi le système économique actuel, système dont je n'ai de cesse de dénoncer l'absurdité.
les milliards de bénéfice du supermarché monoprix face aux salaires de ses employés. quelque part entre les deux, moi, simple consommateur prêt tricher pour 20 euros !
je réalise que la "mauvaise action" consisterait à ne pas donner de suites concrètes à de telles idées. que le rôle de simple consommateur implique une prise de conscience au quotidien du monde qui nous entoure, des personnes que l'on côtoit, des salariés, quelqu'ils soient, que nous croisons tous les jours. je réalise que ces idées de solidarité ne peuvent avoir de meilleur débouché que dans nos vies concrètes. un sourire, c'est la base. un regard sur la personne et non sur l'employé, c'est un progrès. mais si tout le monde s'y met c'est une révolution.
je réalise que ma nature d'homme m'oblige, non à être parfait... mais à progresser !

19/03/2008

VICTOIRES AUX MUNICIPALES

Après l'aventure des élections législatives de 2007, j'ai très vite pensé aux suivantes : les municipales de 2008. Au départ, l'idée était de constituer une équipe 100 % citoyenne, composée de gens ordinaires... d'individus qui participent à la vie de la cité... Et à Montreuil, ça ne manque pas ! Et puis, j'ai croisé par hasard Patrick Petitjean, un vert de Montreuil qui avait eu échos de ma candidature-citoyenne à Nanterre. Il m'a proposé de rejoindre l'équipe de Dominique Voynet... Dès les premières réunions, j'ai compris qu'il y avait une dynamique possible, que l'espace de discussion était ouvert et que les citoyens de base pouvaient y faire entendre leur voix... Au départ, il n'y avait que cette volonté de participer et de jouer mon rôle... Je me suis investi à fond dans cette campagne et avec cette équipe : participé à l'élaboration du projet, organisé des happenings, écrit des chansons, chanté sur la place du marché et même ... distribuer des tracts. Et puis, la question a été posée : voulez-vous faire partie de la liste ? Souhaitez-vous être élu(e)s ? J'y ai beaucoup réflechis. J'ai hésité. J'ai douté. Et puis je me suis décidé : oui je voulais passer de l'autre côté... prendre des responsabilités... me confronter à la réalité du pouvoir. Et j'ai fini par le vouloir... à y tenir vraiment ! La décision est tombée et j'ai été déçu... trés déçu ! Je me suis demandé pourquoi... Ma grande gueule ? Mon côté ingérable ? A vrai dire, je ne le sais toujours pas mais aujourd'hui je m'en fou pas mal ! Julie m'a ouvert les yeux en me rappelant l'essentiel... Elle m'a rappelé la conception de la politique que je défend depuis longtemps : c'est dans notre vie de tous les jours que le mot "politique" prend tout son sens. Je me suis rappelé ce que j'avais écrit jusque là : dans une démocratie, le pouvoir appartient d'abord aux citoyens ordinaires !
Dimanche 16 mars 2008, l'équipe "Montreuil Vraiment" conduite par Dominique Voynet a gagné ! Ma victoire aux municipales ne s'est pas jouée dans les urnes... C'est une victoire sur moi-même. Aujourd'hui, je conserve la position qui m'est chère : celle de simple citoyen ! C'est à ce poste et à partir de maintenant que tout commence vraiment !

23/02/2008

Ma thèse... enfin en ligne !

Le 19 décembre 2007, je soutenais publiquement ma thèse à l'Université de Nanterre. Elle est désormais accessible en cliquant sur L'idéal législatif du Conseil constitutionnel. Étude sur les qualités de la loi. En résumé, de quoi ça parle ? Alors, que la loi est au coeur de notre système politique, tout le monde s'accorde à reconnaitre que la loi est en crise, qu'elle est mal conçue et mal rédigée... Instrument du changement de la société, elle serait à notre époque réduite à l'impuissance ! Ce constat m'a permis de comprendre que les critiques formulées à l'encontre des lois prennaient nécessairement appui sur un idéal législatif sous-jacent : quelle est donc cette loi idéale ? Si l'analyse de la jurisprudence du Conseil constitutionnel a été le point de départ de cette étude, il m'est apparu indispensable de remonter le cours de l'histoire... pour constater que cette quête de la loi idéale remonte à l'antiquité ! L'époque contemporaine est pourtant marquée par une évolution fondamentale : l'émergence et le développement des sciences sociales. Parce qu'elles ont vocation à étudier l'homme et la société dans toute leurs complexités, elles constituent une source inépuisable d'information pour le législateur... Hélas, ce dernier n'associe que trop rarement les chercheurs à l'élaboration de la loi. L'élaboration de la loi devrait associer les chercheurs dans leur diversité : économistes, sociologues, psychologues et psychanalystes, éthnologues et anthropologues, linguistes etc ! Mais aussi rationnelle soit-elle, la loi est avant tout la clef de voûte de la démocratie ! Sa vocation première est d'être connue, comprise, acceptée et même aimée ... par les citoyens ! Pour être connue et comprise, le rôle de l'instruction apparaît fondamental : le savoir devient le pilier de la démocratie. Pour être acceptée et aimée, les citoyens doivent participer réellement à son élaboration, c'est-à-dire se réapproprier la démocratie !

21/02/2008

Nuit solidaire avec les Don Quichotte

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Les enfants de Don Quichotte sont les héritiers de Coluche !
Le mouvement est parti de peu : Alors que tout le monde s’indigne de la situation des SDF, quelques citoyens se décident à agir… Ils montent leurs tentes dans la rue par esprit de solidarité et pour dire : ça suffit ! Les médias n’ont pas tardé à couvrir un événement qui prenait une ampleur inattendue. Les politiques ont accouru, tous en retard d’un train médiatique. En quelques semaines, cette mobilisation aura permis l’élaboration d’un projet de loi sur le droit opposable au logement. Ce mouvement citoyen révèle toutes les potentialités d’une démocratie dans laquelle les citoyens ont vocation à agir pour construire un monde nouveau.
 

 

27/01/2008

À MONTREUIL AVEC DOMINIQUE VOYNET !

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Parce que j'aime cette équipe
Parce qu'elle est ouverte
Parce qu'il est possible d'y faire entendre sa voix
Parce que cette liste propose le renouvellement et qu'elle est la seule, à gauche et à Montreuil, qui incarne l'idéal démocratique
Parce que j'ai le sentiment que nous sommes en train d'inventer, bien loin des négociations au sommet, une véritable Union de la Gauche
Parce que le jeu des appareils et des alliances nous est défavorable... et que nous sommes les challengers et non les favoris
Parce que cette cette position devra nous pousser à plus d'inventivité pendant cette campagne !

Pour toutes ces raisons, je soutiens la liste conduite par Dominique Voynet à Montreuil !

Pour toutes ces raisons, je chante cette chanson...


podcast

07/01/2008

Bonne année... Belle rupture !

Cette nouvelle année a commencé et jamais je n'ai eu un tel sentiment de continuité... En dehors des bistrots dans lesquels je ne peux plus enfumer mon café, j'ai l'impression qu'on est toujours en 2007... l'impression que notre monde est en stand by !
Sarkozy nous avait promis la rupture mais c'est la continuité qui impose son rythme à la réalité ! Cette continuité nous berce et nous plonge un peu plus dans une somnolence collective. La conscience collective n'est pas en vacances, elle est dans le brouillard.

Ce que je vous souhaite... c'est de ne pas vous laisser écraser par ce rouleau compresseur de la continuité... de ne pas vous laisser aspirer par un système de rentabilité à tout prix dans lequel chacun est appelé à être productif, rentable et à mettre ses aspirations en veilleuse. Ces logiques nous aspirent...chacun de nous est soumis à cet impératif : survivre ! Et surtout, on est prier d'arrêter de rêver !
Cette continuité c'est celle d'un système sans queue ni tête. Un système de plus en plus injuste dans lequel le pouvoir d'achat des plus pauvres diminue aussi vite qu'augmente celui des plus riches...
Ce sont là des banalités mais elles méritent d'être rappelées. Elles le méritent d'autant plus qu'elles ne sont pas des fatalités.

Tout ce que je peux souhaiter pour 2008... c'est un belle rupture !
À chaque époque, le peuple est en mesure de réagir et d'impulser un vrai changement. Cette réaction nécessite d'être renouvellée. Chaque génération a cette responsabilité d'être le moteur du progrès de l'humanité. Rien de moins !

Tous mes voeux pour l'année 2008 ... Qu'elle soit une année nouvelle... Qu'elle nous offre les occasions de concrétiser nos envies, nos projets... Qu'elle nous permette d'avancer et surtout... de continuer à rêver !

05/01/2008

Mouvements et Contre-mouvements (2)

Les lignes bougent… L’héritage de 1968 (et in fine celui de 1789) est menacé ! Ce ne sont pas les acquis sociaux qui sont en danger mais la machine à revendiquer des droits qui est en panne !
Au-delà de ce constat, il apparaît urgent de repenser la contestation sociale, de se réorganiser pour mieux lutter. Il ne faut pas perdre de vue que la contestation sociale est portée par une frange minoritaire de la population qui descend dans la rue (composante dure des mouvements) et ne peut aboutir qu’avec le soutien d’une autre composante des mouvements de contestation : la frange molle ou plus concrètement, tous ceux qui regardent la télé ! Si l’enjeu de la contestation sociale est médiatique, il faut être pédagogue, c’est-à-dire savoir convaincre intelligemment. Certes, le rôle des médias n’est pas anodin qui relaient largement la bonne parole gouvernementale et celle des contre-mouvements ! La responsabilité des syndicats de travailleurs et des partis politiques de l’opposition reste néanmoins fondamentale… À cette fin, syndicats de travailleurs et partis politiques de l’opposition doivent s’attacher à travailler ensemble pour ré-organiser le mouvement de contestation sociale.
Ne plus contester sans proposer. Contester dans la bonne humeur et proposer en restant crédible. Eviter les revendications purement catégorielle. Se mobiliser de manière plus massive et coordonnée en fixant des objectifs communs et transversaux (la qualité de la vie par exemple !).
Les syndicats nationaux ont un rôle éminent à jouer pour sauver ce qui reste de la force de contestation sociale. Ils leur appartient de s’organiser pour faire leur boulot : faire avancer les choses en organisant la conquête de nouveaux droits ! Le rôle des partis politiques de l’opposition est de faire front commun pour défendre un idéal de gauche : l’union, qui seule permettra la défense de nos droits et plus encore… leur conquête !

20/12/2007

Docteur Vito

C'était hier ! Le 19 décembre 2007, j'ai soutenu ma thèse...
À l'issue de cette soutenance, le jury m'a accordé le grade de docteur en droit avec mention trés honorable, encourgament pour un prix de thèse et subvention à la publication.

Vous pouvez désormais m'appeler...

Docteur Vito

03/12/2007

Mouvements et Contre-mouvements

Alors que le Président Sarkozy lance à pleine vitesse son train de réformes, les mouvements de contestation se mettent en place…
Le bruit monte de la rue mais on entend pas les revendications. Lorsqu’elles sont entendues, elles ne sont pas (ou peu) comprises. Ces mouvements n'ont pas suscité d'adhésion populaire et sont restés largement cloisonnés. Syndicats de cheminot et syndicats étudiants s'emballent, manifestent et réclament, mais on ne les entend pas parce qu'ils ne nous parlent pas !
Lorsqu’une frange minoritaire de la population descend dans la rue, ses revendications ne peuvent aboutir que si le mouvement suscite l’adhésion de l’opinion publique. À défaut de ce soutien ou de cette adhésion, la mobilisation sociale devient gesticulation. L’énergie contestataire perd de son intensité… elle est gaspillée.

Plus grave, en perdant de son intensité, le Mouvement de contestation sociale cède du terrain aux Contre-mouvements. Le camp d'en face s'organise et se mobilise. Un mouvement aux antipodes de 1968 se met en place. Les anti-grèves et les anti-blocages parviennent à devenir plus audibles que les grévistes et les bloqueurs. Audibles, ces contre-mouvements ont réussi ce tour de force de susciter la sympathie d’une partie de l’opinion publique…grâce aux relais médiatiques. Ces nouvelles perspectives sont inquiétantes tant elles font échos aux positions de l’actuel locataire de l’Élysée qui annonçait (durant la campagne des élections présidentielles) vouloir « mettre fin à l’héritage de mai 1968 » ! Sarkozy en avait rêvé et c’est la société civile qui est en train de le faire...
Cette hypothèse a germé le soir du 6 mai 2007 lorsque j’ai pu observer par la lucarne d’un téléviseur une partie de la jeunesse réunie place de la Concorde, enthousiaste, fêtant la victoire de son nouveau Président : champion auto-proclamé de l’ordre, héros de l’anti-contestation, incarnation de l’anti-1968 !

On retrouve la logique du mouvement de balancier : tout excès entraîne l'excès inverse.

27/11/2007

Après un long silence...

Depuis le 19 juin, je n'ai pas écrit une seule ligne sur ce blog... Croyez bien que ce n'est pas l'envie qui m'a manqué tout ce temps. L'arrivée de Sarkozy à l'Élysée, la formation de ce "gouvernement d'ouverture", les premières lois votées par nos nouveaux représentants, l'adoption du mini-traité européen, l'état de la gauche et de l'inaudible parti socialiste, la mobilisation sociale contre les tests adn et en faveur des mal logés... Chacun de ces sujets aurait mérité une (ou plusieurs) note(s) sur ce blog !
Mais voilà, après ces élections législatives et ma candidature artistico-citoyenne, la réalité m'a rattrapé : il me fallait terminer ma thèse. Après 6 ans de travail, beaucoup de grasses mat' et deux nuits blanches consécutives, me voilà délivré : elle s'appelle "L'idéal législatif du Conseil constitutionnel. Étude sur les qualités de la loi"; elle s'étend sur 799 pages et pèse environ 1 kilo...

Je suis maintenant libre d'écrire à nouveau sur ce blog !

à bientot ;)

Vito

18/06/2007

Entendu !

Au soir des résultats du second tour, il est temps de faire le bilan de cette candidature !
Je ne voulais pas être élu mais j'ai été entendu.

Entendu par LA PRESSE qui a donné un échos à cette aventure.

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(Merci à Sylvain Merle et sa plume bienveillante)

Entendu par LA JUSTICE qui m'a donné raison en imposant à la Mairie de Suresnes de retirer les bulletins à mon nom des machines à voter !

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(Merci au juge qui a statué !)

Entendu par des CITOYENS en tout genre qui m'ont écrit, parfois pour m'insulter, le plus souvent pour m'encourager...

MERCI À VOUS !

17/06/2007

J'ai signé...

C'est pour la bonne cause des logiciels libres !

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http://www.april.org

11/06/2007

Une seule voix = ma victoire !

Et voilà ! Le premier tour de l'élection a eut lieu... Mon score est symbolique : 1 seule voix... C'est ma victoire !

- Comment avez-vous réussi à obtenir une voix alors qu'il n'y avait pas de bulletins papiers dans les bureaux de vote de Nanterre, ni de bulletin virtuel dans les machines à voter de Suresnes ?
- Eh bien, j'ai fabriqué moi-même mon bulletin sous le regard étonné et amusé des responsables du bureau n°36. Après avoir vérifier auprès des services juridiques de la mairie de Nanterre, ils ont accepté ce bulletin artisanal... et je l'ai glissé dans l'urne.
- En quoi est-ce une victoire ?
- J'ai été au bout de cette aventure en faisant résonner ma voix dans les urnes. C'est avant tout une victoire symbolique... Il s'agissait de montrer que c'était possible. C'est fait ! Et puis, ce dimanche 10 juin 2007, ma fille soufflait sa première bougie...Cette unique voix, elle est pour toi... Bulle !



09/06/2007

Citoyens ! Prenez le pouvoir : Faites d sourires ;)

J'ai présenté ma candidature pour faire passer ce message : Notre démocratie a besoin d'un renouveau citoyen !

Ce renouveau passe par la prise de conscience individuelle que nous avons un rôle à jouer, chacun à notre manière, dans nos vies quotidiennes.
Ce renouveau passe par une prise de conscience de l'interdépendance qui nous relie tous les uns aux autres.
Ce renouveau passe par une prise de conscience que la politique ne doit pas se résumer par des discours mais qu'elle doit devenir concrètes et égayer nos vies.
Ce renouveau passe par la prise de conscience de la nécessité de créer des liens, de tisser des réseaux de solidarité, de débat et d'échange de savoir et de culture.
Ce renouveau passe par la prise de conscience que la démocratie nous appartient et que c'est à nous de la faire vivre !

Mon programme en chanson

Un grand merci à Jon pour l'enregistrement et les arrangements de cette chanson...
Vous pouvez l'écouter, la télécharger et la diffuser librement !


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Mon programme écrit

Faites sourire la France, c'est d'abord un essai dans lequel je raconte la France du 21 avril 2002 aux élections de 2007. Vous pouvez le lire, l'imprimer et le diffuser librement !


ESSAI2007.pdf



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J'AI GAGNÉ !

La décision est tombée aujourd'hui ! Le Tribunal administratif de Versaille m'a donné raison en condamnant la Mairie de Suresnes à retirer le bulletin virtuel portant mon nom dans les machines à voter...
Je leur avait expliquer que je ne souhaitais pas avoir de bulletin dans ces machines. Pourquoi ? Parce que, n'ayant pas les moyens de payer mes bulletins papiers sur la ville de Nanterre, je ne voulais pas que les électeurs de Suresnes puissent voter pour moi alors que ceux de Nanterre ne le pourraient pas. J'ai gagné ! Vous ne pourrez pas voter pour moi !

06/06/2007

MON COMITÉ DE SOUTIEN C'EST RICARDO !

Il est écrivain
Il est engagé
Il est un comité de soutien à lui tout seul...

Lisez ! C'est RICARDO MONTSERRAT


"Des mots et merveilles

UN
Qu’est-ce que tu dis ?
DEUX
Un autre monde est possible.
UN
Répète
DEUX
Un autre monde est possible.
UN
Quoi
DEUX
Un autre monde est possible.
UN
Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
DEUX
Un autre monde est possible.
UN
Tu te répètes.
DEUX
Un autre monde est possible.
UN
Bon ça va, j’ai compris.
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Oh !
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Arrête !
DEUX
Un autre monde est possible
UN
“Un autre monde est possible, un autre monde est possible!”, faut voir.
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Oh, on en discute ! Ça va ! Si tout le monde faisait comme toi. Ce n’est plus la pensée unique, c’est la parole unique.
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Je t’aime. Ce n’est pas mieux comme phrase unique ?
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Je t’aime.
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Je t’aime.
DEUX
Un autre monde est possible
UN
Un autre monde amoureux est possible.
DEUX
Un autre Je t’aime est possible
UN
Un autre possible est Je t’aime
DEUX
Un autre monde est Je t’aime

Ils rient et s’embrassent."

NE VOTEZ PAS POUR POUR MOI

Ma candidature est une performance artistique-citoyenne. Je ne veux pas être élu... Je veux être entendu !


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Je voulais être candidat pour montrer que c'est possible... pour dire que la politique n'est pas l'affaire des professionnels mais avant tout l'affaire des citoyens ordinaires... pour dire que la démocratie ne se résume pas aux élections mais qu'elle se passe tous les jours dans nos vies quotidiennes !

Pour se réaproprier la démocratie, il faut investir les espaces publics, multiplier les débats, les rencontres, les fêtes de quartier etc !

La politique c'est l'art de faire vivre la cité... Ce sont les citoyens qui ont ce pouvoir !

"La politique, c'est à ras de terre... C'est ce qui se passe dans nos vies" (Coluche)

05/06/2007

Mon suppléant

Il est guitariste
Il est mon ami
Il est mon "suppléant"

Écoutez, c'est jon !


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Son 3ème album bientôt dans les bacs !

LE BULLETIN

IMPRIMEZ, DÉCOUPEZ, VOTEZ !

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02/06/2007

La presse se déchaîne !

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Suite au débat organisé par La ferme du bonheur, réunissant les différents candidats à l'élection législative dans la 4ème circonscription, le journal Le Parisien évoque ma candidature !
Extraits : "Artiste-citoyen en goguette, Vito, qui s'est présenté comme "candidat sans étiquette car il n'a pas les moyens de se payer les professions de foi" a donné un peu de piquant en s'immiscant dans les échanges..."

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